Moz

S’attarde à la cave, son lieu de prédilection. Il ouvre un vieux Bordeaux, s’assoit dans le fauteuil, à proximité du soupirail, et attend que le breuvage s’empare du temps présent. Puis il remplit son verre à demi et le déguste, à gorgées mesurées. À une cadence tranquille, il tourne les pages de son livre, toujours de la littérature qui remue les tripes. Liquide, mots, liquide, mots. En guise de spectateur involontaire : son captif, enchaîné, encagé, bâillonné, les yeux glacés.

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